AFFAIRE MARIE: Une semaine de procès très médiatique pour Claude Dubois

AFFAIRE MARIE: Une semaine de procès très médiatique pour Claude Dubois

MEURTRE JEUNE FEMME CHATONNAYE VILLARIMBOUD

Le 15 mai 2013, le corps de Marie, 19 ans, était retrouvé dans cette forêt entre Châtonnaye et Villarimboud, dans le canton Fribourg. (photo KEYSTONE/Sandro Campardo)

Le procès de Claude Dubois a débuté ce lundi à Renens. L’homme, âgé aujourd’hui de 39 ans, est accusé d’avoir enlevé Marie, serveuse au Golf Club de Payerne, puis de l’avoir étranglée après l’avoir violée. Le corps de la jeune victime, 19 ans, a été retrouvé dans le bois de la Scie, entre Châtonnaye et Villarimboud dans le canton Fribourg, le 15 mai 2013.

Condamné en 2000 à 20 ans de prison pour avoir enlevé, violé et tué son ex-petite amie deux ans plus tôt à La Lécherette, Claude Dubois a pu bénéficier d’un simple bracelet électronique pour exécuter sa peine. La gravité du drame et la légèreté de la surveillance de la justice vaudoise avaient, à l’époque, bouleversé la Suisse romande. Deux rapports d’enquête avaient d’ailleurs suivi cette affaire, rédigés par Félix Bänziger et Dick Marty, autour des éventuels dysfonctionnements des institutions vaudoises.

C’est dans ce climat de tension et d’émotion que les audiences ont débuté, ce lundi. Elles doivent durer une semaine. Le verdict, lui, ne sera connu que le 24 mars prochain.

Nicolas Grangier, de la rédaction de rouge FM / yes FM, fait partie de la dizaine de journalistes qui assiste aux audiences. Il nous décrit ce que les autres rédactions ne vous diront pas, à savoir l’ambiance et les coulisses de ce procès très médiatique.

Au coup d’envoi de son procès, Claude D. a d’emblée provoqué un coup de théâtre en demandant la révocation de son avocat Loïc Parein, parce qu’il n’avait plus confiance en lui. Il a justifié cette demande en affirmant que son conseil ne lui avait pas, ou tardivement, transmis des informations concernant le CD-ROM qui contenait le blog de Marie. Cette révocation devait entraîner le report du procès. Mais face à cette requête, le président de la cour Sébastien Schmutz a tranché en début d’après-midi, en rejetant toutes les demandes de Claude D., les qualifiant d' »inconsistantes ». À ses yeux, les garanties pour un procès équitable et efficace sont réunies.