


La neige, c’est beau, mais c’est dangereux
Cyril Néri se fait plaisir à Leysin. Photo P. Charaf
L’hiver touche Ă sa fin. Mais en montagne, la neige est encore au rendez-vous et les stations vont encore tourner quelques semaines. Cette annĂ©e, le hors-piste a Ă©tĂ© au coeur du dĂ©bat. Plusieurs accidents ont en effet Ă©tĂ© provoquĂ©s par des skieurs ou des snowboardeurs qui Ă©voluaient en dehors des domaines skiables. C’Ă©tait le cas notamment Ă Anzère. Dans ce cas-lĂ , les fautifs ont mĂŞme Ă©tĂ© dĂ©noncĂ©s Ă la justice valaisanne.
Nous avonc donc voulu aller à la rencontre de ceux qui s’aventurent en dehors des domaines skiables et aussi de ceux qui assurent la sécurité des pistes. Direction Leysin. Et ça commence avec le démarrage des installations
Photo SLF
Nous restons en compagnie de Stéphane Escoffey, pisteur à Leysin. Après avoir évoqué le minage préventif pour assurer la sécurité du domaine skiable, il nous présente le matériel indispensable à tout amateur de poudreuse. Il y a bien sûr le détecteur de victimes d’avalanche, le barryvox, mais pas seulement.
Après nous être familiarisé avec l’équipement indispensable de tout amateur de poudreuse, nous nous préparons à partir en dehors du domaine skiable de Leysin avec Cyril Néri, freerider et snowboardeur professionnel. Ses journées commencent toujours de la même manière : il passe d’abord en revue son matériel avant d’aller prendre quelques informations.
Après avoir pris connaissance du bulletin d’avalanches et s’être renseigné auprès des employés des remontées mécaniques, Cyril Néri, nous emmène en dehors des pistes balisées…Quelques minutes de marche nous permettent d’arriver en haut d’un beau champ de poudreuse.
Après avoir inspectĂ© l’état du manteau neigeux, Cyril NĂ©ri nous emmène enfin goĂ»ter la poudreuse…Avant de partir, une dernière prĂ©caution s’impose.
Cyril Néri chez lui. Photo A. Derib
Et pour ceux que la poudreuse attire, plusieurs prĂ©cautions Ă©lementaires s’imposent. Il y a, on l’a bien vu, le matĂ©riel (pelle, sonde, ARVA), mais il y a aussi les conditions de neige et la mĂ©tĂ©o. Pour cela, il est indispensable de s’informer en avance:
www.sfl.ch: c’est le site de l’institut fĂ©dĂ©ral d’Ă©tude de la neige et des avalanches. Il publie tous les jours en hiver le bulletin d’avalanches. On y trouve aussi une mine d’informations très utiles concernant l’Ă©volution du manteau neigeux, les avalanches et la neige en gĂ©nĂ©ral.
www.meteosuisse.ch: le site de l’office fĂ©dĂ©ral de la mĂ©tĂ©o avec toutes les prĂ©visions nĂ©cessaires.
Et puis pour ceux qui veulent suivre les aventures de Cyril Néri, il y a son site: www.cyrilneri.ch


Votations du 7 mars 2010
Les citoyens helvĂ©tiques sont appelĂ©s aux urnes dimanche 7 mars pour voter sur trois objets fĂ©dĂ©raux. La rĂ©daction de Rouge FM vous propose une sĂ©rie de sujets sur ces votations, diffusĂ©es tous les jours dans ses journaux d’infos de 7h30 et de 17h30. Le but: vous permettre de mieux comprendre les enjeux et de vous forger une opinion avant le jour J. Bonne lecture et bonne Ă©coute !
Faut-il ajouter un article Ă la constitution helvĂ©tique afin de mieux cadrer la recherche sur l’ĂŞtre humain ?
C’est l’une des questions auxquelles les Suisses doivent rĂ©pondre le 7 mars prochain. En substance, l’article constitutionnel soumis au scrutin populaire contient 4 principes de bases qui doivent garantir la protection des personnes prenant part Ă un projet de recherche:
- Ces personnes doivent ĂŞtre consentantes.
- Si elles ne sont pas en mesure de consentir, elles doivent bĂ©nĂ©ficier d’une protection accrue.
- Tout projet de recherche doit ĂŞtre soumis Ă l’examen d’un organe indĂ©pendant.
- L’article constitutionnel oblige la ConfĂ©dĂ©ration Ă lĂ©gifĂ©rer pour garantir la protection de la dignitĂ© humaine et la personnalitĂ©.
Le Conseil fĂ©dĂ©ral et le Parlement souhaitent que cet article soit ajoutĂ© Ă la Constitution afin de donner un cadre clair et contraignant Ă la recherche sur l’ĂŞtre humain. Mais Ă©galement pour ouvrir la voie Ă une loi très complète en la matière. L’article bĂ©nĂ©ficie d’un large soutien, notamment des milieux scientifiques mais aussi d’une grande partie de la classe politique…Deux partis font exception: l’Union dĂ©mocratique fĂ©dĂ©rale qui craint que la recherche bĂ©nĂ©ficie de trop de libertĂ©. Et l’UDC qui estime, au contraire, que l’article crĂ©era trop d’entraves Ă la recherche. Ajoutons pour ĂŞtre complets que les Verts laissent libre choix Ă leurs Ă©lecteurs sur cette question.
Afin de vous aider Ă trancher, Simone Honegger a rencontrĂ© les partisans et opposants à cet article constitutionnel.Maximilen Bernhard, secrĂ©taire romand de l’UDF estime que le nouvel article n’apporte pas suffisamment de gardes-fous:
Autre son de cloche du cĂ´tĂ© des milieux scientifiques. La Commission cantonale d’Ă©thique de la recherche sur l’ĂŞtre humain, qui Ă©value toutes les recherches dans le canton de Vaud, juge cet article plutĂ´t contraignant et c’est tant mieux. Son prĂ©sident, Michel Burnier:
 Si l’UDF estime que l’article n’est pas assez contraignant, l’UDC pense au contraire qu’il sera une entrave trop importante Ă la recherche. Alice Glauser, UDC vaudoise et membre de la commission de la science du Conseil national:
Les milieux scientifiques reconnaissent également une certaine sévérité dans les contrôles et une lourdeur administrative, mais c’est tant mieux. Michel Burnier:
Les animaux doivent-ils pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’un avocat ?
Les Suisses devront Ă©galement trancher sur une initiative populaire qui rĂ©clame l’institution d’un avocat pour les animaux dans chaque canton. Si l’initiative Ă©tait acceptĂ©e, le dĂ©fenseur interviendrait lors d’une procĂ©dure pĂ©nale ouverte pour mauvais traitements envers des animaux ou pour toute autre infraction Ă la loi sur la protection des animaux. PrĂ©cisons qu’en l’Ă©tat actuel de la lĂ©gislation, les cantons ont dĂ©jĂ la possibilitĂ© d’instituer un avocat mais seul Zurich, Berne et St-Gall en ont fait usage avec des modalitĂ©s diffĂ©rentes.
Mais pour les initiants, il faut obliger les cantons à nommer un avocat pour les animaux. Ils estiment en effet que les intérêts des animaux maltraités ne sont pas défendus. Par ailleurs, ils soulignent aussi que tout prévenu dans les affaires de maltraitances contre des animaux a droit à un avocat mais pas les animaux maltraités eux-mêmes.
De leur cĂ´tĂ©, le Conseil fĂ©dĂ©ral et le Parlement jugent inutile d’obliger les cantons Ă instituer un avocat pour les animaux.Pour eux, la nouvelle lĂ©gislation sur la protection des animaux garantit des mesures permettant de faire respecter la loi. Le parti socialiste, les Verts et le parti Ă©vangĂ©lique ainsi que des reprĂ©sentants des verts libĂ©raux et quelques conseillers nationaux de l’UDC et du PDC soutiennent l’initiative. Les partis bourgeois ou encore l’Union suisse des paysans la rejettent.
Pour vous aider Ă vous faire une opinion , Simone Honegger a recueilli les arguments des partisans et des opposants Ă l’initiative…L’avocat Luc Recordon, conseiller aux Etats vaudois et membre du parti Ă©cologiste soutient l’initiative…Il estime qu’avec les dispositions lĂ©gales actuelles, il manque un vĂ©ritable suivi des dossiers. Luc Recordon :
Pour les adversaires de l’initiative, ce n’est pas tellement l’idée de l’avocat pour animaux qui dérange, mais plutôt le fait de l’imposer aux cantons. Le genevois Christian Lüscher, avocat et conseiller national libéral.
Pour les partisans du texte, la loi est suffisamment sévère mais c’est son application dans certains cantons qui pose problème. Luc Recordon:
Mais pour les opposants, pas question d’imposer aux cantons un avocat pour animaux.Christian Lüscher:
Faut-il abaisser le taux de conversion des rentes du 2ème pilier ?
C’est le 3ème objet soumis Ă votation le 7 mars prochain. Petit rappel pour commencer: le taux de conversion permet de calculer le montant de la rente de la prĂ©voyance professionnelle (le 2ème pilier) Ă Â partir du capital accumulĂ© par chaque assurĂ© pendant les annĂ©es de cotisations. Ce taux est actuellement de 7% pour les hommes et 6,95% pour les femmes. Une première adaptation est en cours et ramènera ce taux Ă 6,8% pour les hommes et pour les femmes en 2014.
Mais le Conseil fĂ©dĂ©ral et le Parlement estiment nĂ©cessaire de rĂ©duire encore le taux Ă 6,4% à l’horizon 2016 afin d’assurer la sĂ©curitĂ© des rentes du 2ème pilier, mise en pĂ©ril selon eux par l’allongement de l’espĂ©rance de vie et l’Ă©volution des rendements sur les capitaux. Ils relèvent que beaucoup de caisses de pensions doivent payer des rentes non financĂ©es par le capital accumulĂ© des assurĂ©s et par son rendement. Ils craignent donc qu’Ă terme les assurĂ©s et les employeurs soient obligĂ©s de cotiser d’avantage pour assurer les rentes.
Pour les opposants- la gauche et les syndicats- cette seconde adaptation du taux de conversion LPP ne se justifie pas, du moins tant que la première modification n’a pas portĂ© ses effets. Leur referendum ayant abouti, les suisses devront trancher le 7 mars.
Pour vous aider à vous forger votre opinion sur cette question. Marion Petrocchi et Judith Monfrini ont rencontré partisans et opposants à la modification du taux de conversion LPP:
L’UDC Yves Nidegger, conseiller national genevois estime cette baisse nĂ©cessaire pour assurer la pĂ©rennitĂ© du 2ème pilier:Â
 LPP 1
Des arguments dénoncés par les opposants, parmi lesquels les syndicats. Selon eux, les rentes versées ont diminué de 10% depuis 2003, sans que l’espérance de vie n’ait beaucoup changé. L’avenir du 2ème pilier n’est donc pas en danger pour Andrée Jelk-Peila, membre de solidarités :
 LPP 2
Pour les partisans de la réduction, les fluctuations boursières sont inévitables, d’où la nécessité de baisser le taux de conversion. Le genevois Luc Barthassat, conseiller national PDC :
 LPP 3
 Des arguments dĂ©noncĂ©s par les opposants, parmi lesquels les syndicats… Selon eux, les rentes versĂ©es ont diminuĂ© de 10% depuis 2003, sans que l’espĂ©rance de vie n’ait beaucoup changé… MĂŞme constat pour ce qui est de la crise de la bourse, c’est un argument mensonge selon les opposants…Alessandro Pelizzarri secrĂ©taire syndicale chez UNIA :
 LPP 4
La rĂ©daction de Rouge FM se mobilisera le dimanche 7 mars prochain pour vous permettre de suivre ces votations fĂ©dĂ©rales tout au long de l’après-midi. Rendez.vous dans nos Ă©ditions spĂ©ciales de 14h30, 15h30, 16h30, 17h30 et 18h30 pour les rĂ©sultats, des rĂ©actions et une analyse du scrutin.
Et surtout n’oubliez pas d’aller voter !





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